· Organisations

Depuis quelques mois, nous accompagnons une équipe de dirigeants de la fonction publique territoriale, dans le cadre d’un programme co-créé avec l’INET.

Hier soir, comme toutes les deux semaines depuis la période de confinement, nous avons partagé une session d’apprentissage en équipe derrière nos écrans. L’ambiance était chaleureuse et légère. Pendant nos sessions, le check-in ressemble à « ou en suis-je ? » : pendant quelques minutes, chacun fait le point sur sa réalité, son état physique, émotionnel, ses besoins. Ensuite l’apprentissage collectif s’est dirigé vers un partage de connaissances sur l’agilité : deux interventions sur le sujet ont été proposées par des experts ces derniers jours.

Mais le moment que j’attendais, c'était un jeu sur le dialogue…
Un jeu d’enfant : l’équipe essaye de co-construire des phrases ayant un sens. Mais chaque membre de l’équipe ne peut apporter à son tour qu’un seul mot !

Ce jeu est basé sur les compétences du Dialogue, que j’ai découvertes à Team Academy Finlande. Le Dialogue repose sur le travail de David Bohm (On Dialog), William Isaac (The art of thinking together) et plus récemment repris par Otto Scharmer. Dans un autre billet, j'y reviendrai.

 


Pourquoi ce jeu est-il puissant ? Car il permet de découvrir, de développer des compétences pour communiquer ensemble. Et lorsque l’on communique correctement ensemble, la vie est plus belle et accessoirement, nos actions peuvent créer plus d’impacts.

  • Il permet de découvrir le respect et la suspension du jugement : lorsqu’un participant pose un mot qui me met mal à l’aise, je peux apprendre à faire avec, à transformer mon ressenti, mon émotion, et poser un nouveau mot,
  • Il permet de donner sa place à chacun. Encore hier, dans un autre échange dans un autre cadre, une participante n’a eu que trop peu d’espace pour poser sa parole,
  • C’est aussi un terrain pour détecter la pensée des autres. Avec les mots déjà posés, j’essaye de détecter l’intention partagée et cachée des personnes qui ont posé le 1ier mot, le 2ième... Puis avec mon mot, je tente d’être cohérent avec cette intention qui s'élabore progressivement.
  • Et donc, l’écoute profonde est aussi travaillée ; et la patience aussi !  
  • C’est aussi un temps de décalage, car il n’y a pas de décisions à prendre dans un dialogue ou à l’issue d’un dialogue. L’absence de décisions n’est pas parler pour RIEN. L’intention de l’absence de décision est de nous permettre tous d’observer le parc de notre pensée, nos routines, la structure répliquée du passé.  Certains auteurs posent que 90% de nos pensées sont identiques d’un jour à l’autre… En prenant conscience de ces routines, nous pouvons agir dessus et nous nous donnons la possibilité d’inventer de nouveaux chemins !  

Et malgré la complexité de l’exercice, il y a la joie, l’humour, la rigolade…
Portez-vous bien !

Pascal

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